Quels tourbières et marais en Bourgogne ?

La Bourgogne présente des milieux humides riches et variés. Parmi ceux-ci, se distinguent deux types très originaux : les tourbières, dans les régions siliceuses comme le Morvan, et les marais tufeux, dans les régions calcaires du Châtillonnais.

Les tourbières

Dans une cuvette froide où l'eau stagnante devient très acide, les végétaux ne peuvent se décomposer. Des mousses, les sphaignes, se développent dans ces conditions extrêmes. Au fil des années, elles s'accumulent pour former la tourbe. Comme la plupart des zones humides, les tourbières régulent et épurent les eaux qui les traversent.

Le marais tufeux de pente

Le Châtillonnais est un vaste plateau calcaire composé d’une alternance de couches de marnes imperméables et de calcaires très solubles. Les eaux de pluie, en s’infiltrant dans le sous-sol, se chargent
de calcaire avant d’être stoppées par les argiles imperméables. En réapparaissant à l’air libre, ces eaux se rechargent en oxygène et déposent le calcaire dissout sous forme de tuf, une roche friable et poreuse. Ce phénomène donne naissance aux marais tufeux de pente, très rares dans la plaine française.

Un entretien naturel

Pendant des années, les hommes ont cherché à contrôler ces milieux en les asséchant pour l'agriculture ou la sylviculture. Devant ces destructions, des programmes de protection ont été mis en place. Le Conservatoire gère certains des marais du Châtillonnais par le pâturage de chevaux primitifs polonais : les Konik Polski.

	Marais du Cônois © Olivier Girard		Tourbière du Vernay © Cécile Forest 	Sphaignes © Mélanie Paris		Koniks polski entretenant les marais © Rémi Vuillemin	Swertie pérenne © Grégory Aubert		Grenouille rousse © Samuel Gomez		Marais tufeux © Régis Desbrosses

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