Les actions en Morvan

L'or vert

La forêt occupe la moitié du territoire du Morvan. Elle est omniprésente dans le paysage et devient dominante vers l’intérieur et les hauteurs. Il serait d’ailleurs plus exact de parler DES forêts puisqu’on en observe de nombreux types, répartis en fonction de l’altitude, de la pente, de l’acidité ou de l’humidité des sols.

Chênaie atlantique à jacinthes © MJ
Des forêts remarquables mais de surfaces réduites

Les forêts morvandelles recèlent peu de milieux naturels extraordinaires à l’exception de quelques lieux préservés, toujours très peu étendues, souvent dégradées ou naturellement restreintes. Il s’agit principalement des forêts de ravin, des forêts tourbeuses, des forêts de bords de cours d’eau et plus généralement des forêts du Haut Morvan montagnard.

Travail du bûcheron © Parc naturel régional du Morvan
Au service de tous

Les forêts morvandelles constituent, au-delà de la ressource économique, un réservoir immense de «biodiversité ordinaire». Par l’importance de leurs surfaces, elles participent à la diversité biologique et protègent la ressource en eau de l’ensemble du territoire: un couvert forestier permanent protège la qualité de l’eau et empêche l’érosion des sols. Elles jouent aussi un rôle dans la régulation du climat. La forêt du Morvan est source de multiples richesses : combustible, matière première, espace de loisirs ou de travail … Sa préservation est plus qu’ailleurs une responsabilité collective.

Protections et menaces

La forêt constitue la dernière étape de l’évolution théorique des milieux naturels de nos climats tempérés, mais les forêts sauvages, ne connaissant ou n’ayant connu aucune intervention humaine n’existent pas dans le Morvan. La moitié de la forêt est enrésinée à présent. Plus elle est cultivée, plus elle se simplifie en s’appauvrissant. Les plantations d’arbres du même âge et de la même espèce constituent un véritable frein pour l’expression de la diversité écologique.

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