Soucoupe commune

Helicigona lapicida (Linnaeus, 1758)

Classification

  • ClasseGastéropodes
  • OrdreStylommatophora
  • FamilleHelicidae
  • GenreHelicigona
  • Espècelapicida
  • Nom scientifiqueHelicigona lapicida
Données de l'espèce

Cartes, phénologie, nombre de données, etc...

Carte de l'espèce

  • Observations communales (toute période confondue)
  • Blanc : aucune observation signalée
  • Bleu : observations validées
  • Gris : observations en cours de validation
  • Rouge : vos observations

Taille de la coquille (hauteur x diamètre) : 7-9 x 10-20 mm

Classification

Classe : Gastéropodes
Ordre : Stylommatophores
Famille : Helicidés
Nom scientifique : Helicigona lapicida

Morphologie

La Soucoupe commune est un escargot assez commun et facile à reconnaîtreavec sa grande coquille en forme de soucoupe volante et son bord aigu presque tranchant: selon la légende ce bord tranchant permettait à l’escargot de trancher (« tuer ») la pierre, d’où le qualificatif latin « lapicida ». La coquille, avec ses cinq spirales et demie, est de couleur brun pâle et présente des taches plus foncées rouge-brun, ces motifs étant très variables d'un individu à l'autre. L'ouverture est elliptique et entourée d'un péristome fin et blanc, les stries sont peu marquées et irrégulières.

Habitat

La Soucoupe n'est active que par temps humide et a une préférence pour les habitats ombragés. On la rencontre souvent dans les fissures des rochers et vieux murs, dans les vieux bois, jusqu'à 1600 mètres d'altitude dans les Alpes, 1700 mètres dans les Pyrénées, où elles semblent également plus diversifiées. Lorsque les conditions deviennent défavorables (temps froid ou trop sec), l’escargot se réfugie dans les fissures.

Reproduction (quelques indications générales)

La grande majorité des espèces d’escargots terrestres sont hermaphrodites, c’est-à-dire que chaque individu dispose des deux modalités sexuelles ; l’auto fécondation est donc possible même si la fécondation croisée reste cependant la règle générale, favorisant le maintien d’une variabilité génétique favorable à l’adaptabilité de l’espèce. Toutefois, chez les Prosobranches (chez nous quelques espèces seulement : Pomatias, Cochostoma sp. pl., Acicula, Platyla), d’ailleurs plus affines des groupes d’escargots marins, les sexes sont séparés.

L'accouplement est ordinairement précédé d'une parade variable selon les espèces mais au cours de laquelle, souvent, les deux partenaires se tournent autour, s'enlacent, se dressent verticalement, secrètent du mucus. A côté de leur tête, un dard sort lors des ébats et se plante entre la tête et la coquille du partenaire, l'accouplement peut alors débuter. Les escargots, hermaphrodites (à la fois mâle et femelle), échangent leur sperme, les spermatozoïdes sont ensuite stockés dans un petit sac appelé spermathèque et féconderont plus tard les ovules, parfois un an après: on dit qu'il y a fécondation croisée. L'accouplement dans sa totalité peut durer plusieurs heures. La ponte survient généralement 15-20 jours après l'accouplement, la durée avant l’éclosion varie en fonction de la température. Les œufs minuscules sont déposés en petits groupes dans un trou creusé au sol ou dans les fissures de bois. Bien des aspects de la reproduction restent cependant à découvrir ou à mieux élucider chez les plus petites espèces, lesquelles sont pourtant et de loin les plus nombreuses !

Régime alimentaire (quelques indications générales)

En grande majorité les Escargots sont végétariens; toutefois quelques espèces sont omnivores ou même carnassières, c’est notamment le cas des Oxychilus. Les catégories de végétaux exploités dépendent bien entendu des espèces et des environnements végétaux préférentiels dans lesquels ils évoluent. Suivant les cas, ce sont soit des végétaux vivants soit des débris végétaux qui sont préférés. Chez les petites espèces, notamment rupicoles, les lichens font souvent les frais du menu. Les Escargots s’alimentent en râpant la nourriture avec leur ‘radula’, langue dentée râpeuse bien adaptée à ces régimes alimentaires. De manière générale, les détails du régime alimentaire (comme bien d’autres aspects biologiques et écologiques) restent encore fort mal connus chez la plupart des petites espèces.

Relation avec l’Homme

Sensible aux variations des conditions environnementales et aux dégradations et pollutions de son habitat, la Soucoupe commune ne bénéficie cependant pas de réglementations particulières.

Réseau trophique (quelques indications générales)

Les Escargots, soit eux-mêmes, soit leur coquilles vides, participent aux réseaux d’échanges au sein des écosystèmes auxquels ils participent. Ainsi, par exemple, ils sont consommés par de nombreux insectes, des Coléoptères notamment et surtout par leurs larves, les plus connus étant les vers luisants (Lampyris noctiluca). Les escargots et leurs œufs sont aussi parasités par des Diptères (mouches), les larves se développent dans leur corps et peuvent les tuer. Quant aux coquilles vides, elles peuvent servir de nids ou d'abris à diverses espèces, par exemple aux abeilles solitaires. Elle est par ailleurs au menu de nombreux petits prédateurs vertébrés: beaucoup d'oiseaux (dont la Grive musicienne, connue pour casser les coquilles d'escargots sur des pierres, les rapaces nocturnes), de mammifères (Hérisson, Musaraigne etc.), parfois des reptiles et amphibiens. Ces indications valent évidemment essentiellement pour les grosses et moyennes espèces communes (Helix, Cornu, Cepaea, et quelques autres de tailles plus ou moins comparables). En revanche, pour les petits escargots, on manque encore beaucoup de données.

Répartition géographique

La Soucoupe est commune en Bourgogne et largement répandue en Europe, jusqu'au sud de la Scandinavie.

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Bibliographie Soucoupe commune