Lézard vivipare

Zootoca vivipara (Lichtenstein, 1823)

Classification

  • ClasseReptiles
  • OrdreSquamata
  • FamilleLacertidae
  • GenreZootoca
  • Espècevivipara
  • Nom scientifiqueZootoca vivipara
Données de l'espèce

Cartes, phénologie, nombre de données, etc...

Carte de l'espèce

  • Observations communales (toute période confondue)
  • Blanc : aucune observation signalée
  • Bleu : observations validées
  • Gris : observations en cours de validation
  • Rouge : vos observations
Morphologie

Taille : jusqu’à 18 cm

Ce petit lézard à tête courte se confond facilement avec le Lézard des murailles, parfois avec le Lézard agile. Les juvéniles sont de couleur brun sombre à noire, les adultes de couleur brune très variable avec le dos parsemé de taches noires alignées et les flancs plus foncés, mais des adultes mélaniques sont régulièrement observés. La face ventrale des mâles est orangée et tachée de noir alors que le dessous de la gorge est clair, chez les femelles cette face ventrale est pâle.

Habitat

Le Lézard vivipare est adapté à l’altitude, il habite les milieux frais et humides tels que les prairies humides, les bords d’étangs et les milieux tourbeux, ce qui le distingue nettement du Lézard des murailles. Toutefois, le Lézard vivipare peut aussi fréquenter des zones rocheuses, des vieux murs, lisières de bois et chemins forestiers et les mêmes micro-habitats (bois mort, tas de pierres) bien exposés favorables à son cousin, des milieux qu’il apprécie pour s’abriter, hiberner ou prendre le soleil. C’est une espèce très discrète et plutôt sédentaire qui ne s’éloigne généralement guère de son domaine, surtout les femelles.

Reproduction

Les accouplements se produisent au printemps, dès le mois de mars, peu après la sortie d’hibernation. Particularité de cette espèce, les œufs éclosent dans le ventre de la femelle et les jeunes, qui ressemblent en miniature à leurs parents, naissent à partir d’août, la présence d’un sol propice n’est donc pas nécessaire à l’incubation : l’espèce est vivipare. Cela permet également à la femelle de s’exposer au mieux lors de la gestation, pour améliorer le développement des œufs, tactique particulièrement utile dans les régions froides. Les femelles ont en moyenne 5 à 10 jeunes par an, en une portée.

Régime alimentaire

Le régime alimentaire du Lézard vivipare se compose de divers insectes (des Coléoptères et Diptères notamment), d’Araignées et autres petits Arthropodes.

Relation avec l’homme

Le Lézard vivipare est fortement impacté par l’assèchement et le drainage de ses habitats, leur enrésinement, leur fractionnement. En effet, l’abandon de certaines pratiques d’élevage sur les milieux humides conduit à une fermeture progressive des milieux et entraine une régression de l’espèce. La disparition des micro-habitats et les modifications climatiques sont également des facteurs impactant. C’est probablement le Lézard le plus menacé en Bourgogne aujourd’hui, d’où son classement en espèce «vulnérable » sur la Liste Rouge régionale. Espèce déterminante ZNIEFF dans la région, elle est également protégée sur l’ensemble du territoire français.

Réseau trophique

Parmi les prédateurs de cette espèce, on note principalement les rapaces et les Corvidés, la Coronelle lisse et la Vipère péliade. Beaucoup d’individus sont parasités par des acariens.

Répartition géographique

Ce Reptile est le plus septentrional, on le rencontre jusqu’au Nord de la Scandinavie. En Bourgogne, le Lézard vivipare est rare et localisé, on le rencontre essentiellement dans le Morvan où les zones humides à tourbeuses accueillent d’encore assez denses populations. Ces populations forment d’ailleurs un isolat, entre les populations du Massif central et celles du nord de la France.

Photothèque Lézard vivipare
Saint-Brisson, 2017
Lézard vivipare
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Bibliographie Lézard vivipare